Pour le premier tour, la campagne débute le 30 mai pour s'achever le 13 juin tandis que les candidas admis au second tour disposeront de 9 jours, à compter du 18 juin, pour battre campagne.
Cinq candidats sont en lice : Mohamed Djanfari, ancien vice-président de l'assemblée nationale ; Moussa Toybou, ex-ministre sous le régime Djohar ; Bacar Abdou, député à l'assemblée de l'île d'Anjouan ; Bastoine Soulaimane, magistrat de formation et ancien président de la Cour d'appel à Anjouan et Soundi Abdoulatuf, retraité de l'armée française.
Le présidant sortant, le colonel Mohamed Bacar, aujourd'hui sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement comorien, a été disqualifié par la Cour constitutionnelle.
M. Bacar a dirigé l'île d'Anjouan entre 2002 et 2008. Il s'était toujours rebellé contre l'Etat central, à Moroni, et décida, en mai 2007, de passer outre le décret du président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, portant report de l'élection présidentielle à une date ultérieure.
Il fit organiser un scrutin qualifié de « mascarade d'élection », à l'issue de laquelle il se proclama président d'Anjouan. La médiation de la communauté internationale pour l'organisation d'un autre scrutin sur l'île, ne changea rien à la position de Bacar, jusqu'à l'intervention armée de mars dernier qui le fit partir du pouvoir.