Azali a signé cession de l'île comorienne de Mayotte en Avril 2005 et Sambi l'a entérinée en Avril 2008

Azali a signé cession de l'île comorienne de Mayotte en Avril 2005 et Sambi l'a entérinée en Avril 2008
Azali a signé cession de l'île comorienne de Mayotte en Avril 2005 et Sambi l'a entérinée en Avril 2008
En ce jour triste pour toute la nation comorienne, le CAAC tient à dénoncer cette acte de haute trahison de la part du gouvernement de l'Union des Comores.
Soutenu par toute la population comorienne de l'intérieur comme de l'extérieur, le gouvernement de Sambi avait presque atteint le Nirvana du courage de la part d'un gouvernement comorien. Un tel acte, il fallait remonter à l'époque d'Ali Soilih qui a tenu tête à la France pendant 2 ans, allant jusqu'à rompre les relations diplomatiques avec la France.
Le débarquement à Anjouan, le refus d'accueillir des Comoriens expulsés de chez eux, à Mayotte avaient fait la dignité toute la nation comorienne. Nous nous sommes, en un instant, sentis dignes, forts, mais surtout dans le bon droit de refuser enfin la politique coloniale des faits accomplis.
La diplomatie comorienne avait retrouvé ses lettres de noblesse, elle était prise comme exemplaire au niveau international mais c'était pour finir plus bas que terre. Oui, Sambi a trahi la nation comorienne, son nom sera pour toujours, celui qui a scellé l'occupation de l'île comorienne de Mayotte dans la Constitution coloniale française.
Les erreurs du gouvernement Sambi dans l'unité nationale sont nombreuses :

- Le fait de s'entourer de conseillers pro français qui sont l'équipe Dossare – Ahmed Jaffar - Ali Bourhane - l'ambassadeur Soulaimana, voire même, que certains sont proches des milieux séparatistes d'Anjouan.

- Le fait que Sambi, a accepté de son entourage proche, des séparatistes de première heure, de l'époque récente du Colonel Abeid et même certains proches de Mohamed Bacar.

- Sambi a beaucoup promis et n'a rien fait du tout : une liste de 150 personnes qui ont soutenant Mohamed Bacar contre le gouvernement de l'Union qui devraient être arrêtées et jugées, sont pratiquement toutes libres.

- La signature des accords du Rocher, demandant à la France déstabilisatrice des Comores, le soutien et financier du séparatisme, de surveiller le respect de l'embargo imposé par l'Union africaine à Mohamed Bacar.

- Le silence bruyant de la part de la diplomatie française face à la dernière agression française du viol de l'espace aérien comorien par la gendarmerie coloniale à Mayotte, en période de crise et de guerre.

- Le refus après de débarquement à Anjouan, de dénoncer les preuves accablant la France dans son soutien au dictateur Mohamed Bacar depuis 2001.

- L'exfiltration du dictateur Mohamed Bacar et sa protection par la France (immigration choisie oblige) n'a pas outré beaucoup les autorités comoriennes. La réaction du gouvernent Sambi n'était pas à la hauteur de cet affront.

- Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et de la Francophonie, Yves Jégo, secrétaire d'Etat aux Colonies se rendront aux Comores pour signer plusieurs conventions, marquant ainsi la pleine reprise de la Coopération française (collaboration) avec les Comores. C'est-à-dire pour fêter la soumission du gouvernement Comorien, finalisant ainsi l'humiliation au peuple Comorien, ensuite surement dans l'île Comorienne de Mayotte pour annoncer la victoire coloniale contre les Comores. Yves Jégo doit être Persona Non Gratta aux Comores. Il faut lui barrer l'aéroport et les routes, c'est le dernier sursaut d'orgueil et de dignité d'un peuple sans cesse humilié, surtout par les siens!!!
Cette attitude de toujours courber l'échine de la part des gouvernements successifs comoriens a donné plus de force à l'agresseur jusqu'à nous qualifier d'étrangers chez nous, que le gouvernement de Sambi vient d'entériner. Accepter de recevoir les refoulés de Mayotte, sans Mohamed Bacar en contre partie est une honte et une offense à la mémoire des plus de 6000 victimes du colonialisme français aux Comores.
Le 12 novembre 1975, 132 pays ont signé l'adhésion des Comores à l'ONU comme le 134ème membre, pays indépendant composé de 4 îles (Anjouan, Mohéli, Mayotte et la Grande Comore), par la résolution 3385 (XXX) du 12 novembre 1975. Cette résolution vient d'être reniée par Sambi en officialisant «l'ancrage de Mayotte dans la république française»
Par ce geste de haute trahison, Sambi a rejoint son prédécesseur Azali dans l'histoire de notre pays. Par ce geste aussi, Sambi a sapé nos efforts, a brouillé son message vis-à-vis des pays Amis des Comores pour recouvrir son unité et une indépendance complète. Mais ce geste n'arrêtera pas notre élan et notre détermination de lutte pour l'unité nationale. Par ce geste enfin, nous nous désolidarisons de Sambi et de son gouvernement dont seule l'histoire les jugera.
Sambi a gagné Anjouan contre l'île comorienne de Mayotte.
Sambi a gagné certains comoriens mais pas la nation comorienne.
Mais Sambi a t – il réellement gagné l'Union des Comores ?
En tout cas, il a perdu l'Unité nationale et la nation comorienne.
QUE PREVOIT LA CONSTITUTION EN CAS DE HAUTE TRAHISON ?
L'UNITE DES COMORES N'EST NI NEGOCIABLE NI CESSIBLE !!!
La Coordination du CAAC
Collectif des Associations et des Amis des Comores
Paris le 07 mai 2008
http://www.sos-comores.org
MAil : caca.comores@gmail.org
Collectif des Associations et Amis des Comores
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# Posted on Saturday, 10 May 2008 at 8:49 AM

Tournée africaine pour Joyandet

Le secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, entame mercredi prochain par la Tanzanie une tournée africaine qui le conduira ensuite aux Comores et au Kenya

A Dar Es Salam, première étape de son périple, M. Joyandet sera reçu par le président tanzanien Jakaya Kikwete, également président en exercice de l'Union africaine, avec qui il évoquera "les enjeux du développement économique en Afrique". Selon son cabinet, M. Joyandet signera par ailleurs un accord de financement de l'enseignement du français en Tanzanie avant de visiter le port, l'Alliance française et un collège de tourisme construit avec l'aide de la coopération française.

Aux Comores où il est attendu jeudi, M. Joyandet sera rejoint par le secrétaire d'Etat français à l'Outre-Mer, Yves Jego avec qui il devrait rencontrer le président comorien Ahmed Abdallah Sambi. La visite des deux ministres français à Moroni intervient, rappelle-t-on, dans un contexte de tensions entre la France et les Comores en raison du rôle controversé de Paris dans la fuite du colonel rebelle Mohammed Bacar.

La tournée africaine de M. Joyandet s'achèvera samedi par une visite officielle de 48 heures au Kenya où il visitera un site pilote sur la biodiversité et plusieurs projets économiques financés par son pays. Le Secrétaire français à la Coopération devrait également apporter le soutien de la France au processus de réconciliation nationale engagé après les violences post-électorales de janvier dernier.



(Panapress)
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# Posted on Friday, 09 May 2008 at 7:45 PM

L'élection du président de l'île d'Anjouan

L’élection du président de l’île d’Anjouan
L'élection du président de l'île d'Anjouan aura lieu, au plus tard, à la fin du mois de juin, a fait savoir le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ali Saïd.

"Le calendrier, le chronogramme et le budget des scrutins arrêtés sont d'ores et déjà transmis au gouvernement et à la Cour constitutionnelle", a-t-il indiqué, d'après ses propos rapportés par le journal Al-Watwan dans son édition de mardi.

Il a souligné que la CENI procède actuellement à une évaluation des besoins pour l'organisation du scrutin "dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions en attendant la réaction des différentes parties" à ces propositions.

Le scrutin devrait nécessiter près de 487.805 euros (soit 240 millions de francs comoriens). D'après le président de la CENI, ce sera le projet Appui au processus électoral aux Comores (APEC) qui supportera, pour une grande partie, le financement de l'élection, comme c'était le cas à Mohéli et Ngazidja l'année dernière.

La sécurisation de l'élection devrait être, quant à elle, assurée par la Mission d'assistance électorale et sécuritaire (MAES) de l'Union africaine aux Comores et les forces de l'ordre comoriennes qui, depuis le 25 mars dernier, contrôlent toute l'île d'Anjouan après le départ de Mohamed Bacar.

L'annonce de cette élection par le président de la CENI a suscité un débat sur l'après-Bacar à Anjouan. "Certains ne veulent pas reconnaître que le pouvoir Bacar a été renversé par la force, qu'il n'y a pas de transition dans la continuité du séparatisme mais rupture d'avec le séparatisme", a confié Idriss Mohamed, un dirigeant du Front Démocratique.


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# Posted on Friday, 09 May 2008 at 7:25 PM

Sambi vivement critiqué

Sambi vivement critiqué
La décision des Comores de lever l'interdiction faite aux agences de voyage de transporter les Comoriens refoulés de l'île de Mayotte vers les trois autres îles de l'archipel, suscite une vive polémique à Moroni, la capitale comorienne.

Cette décision avait été prise à suite d'une visite aux Comores d'une mission de conjointe de la présidence et ministère français des Affaires étrangères . "En acceptant que des Comoriens puissent être expulsés de Mayotte en tant que clandestins, Sambi (le président des Comores) et les siens valident l'appartenance de Mayotte à la France" a déclaré M. Idriss Mohamed, porte-parole du comité Maoré, une organisation de la société civile qui se bat pour la réintégration de l'île de Mayotte dans l'ensemble comorien. Le même responsable propose de poursuivre en justice le président Ahmed Abdallah Sambi pour "haute trahison". "Sambi a violé son serment sur le Coran de défendre l'intégrité territoriale du pays et devrait donc être poursuivi pour haute trahison nationale" estime M. Mohamed.

Ces derniers jours, les rafles ont repris de plus belle à mayotte, après plus d'un mois d'interruption. Mardi 6 mai au matin, une centaine de personnes se trouvaient au centre de rétention administrative –jugé "indigne de la République" dans un récent rapport de la CNDS-, dont une vingtaine de mineurs.
VM (avec APA)


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# Posted on Friday, 09 May 2008 at 7:08 PM

Affaire des “clandestins”: Moroni lève le pied

Dans ce communiqué, pas un mot de regret sur les milliers de Comoriens qui périssent en mer, pas un mot sur les conditions de détention inhumaines à Mayotte au centre de rétention ou à la prison de Majicavo, pas un mot sur le dernier rapport français qui conclut à une responsabilité de la Police des frontières sur la collision avec un Kwassa et qui a entraîné dans le fond des mers mahoraises, femmes et enfants. En agissant de la sorte, les responsables politiques en charge de ce dossier violent la constitution. Ni plus, ni moins.

Dans les mêmes conditions que sous le rebelle Mohamed Bacar, les avions de la compagnie Comores Aviation, déversent à Anjouan les expulsés, chassés, pour le seul motif qu'ils sont nés à Anjouan, Mohéli et Ngazidja. Le pouvoir intérimaire à Anjouan, reprend les mêmes pratiques du rebelle Bacar. Le gouvernement comorien avait pourtant décidé, après la fuite couverte du colonel Mohamed Bacar à Mayotte, puis à la Réunion, (note N°08/224), d'interdire ''strictement toute agence de voyage, aérienne ou maritime, nationale ou étrangère, de transporter des comoriens dits “clandestins" à partir de Mayotte jusqu'à nouvel ordre''. La note de service avertissait : ''tout contrevenant s'expose à des sanctions, notamment le refoulement de ses passagers vers le lieu d'embarquement''. C'est l'inverse qui s'est produit.

Depuis l'établissement du visa d'entrée à Mayotte par le premier ministre français, Edouard Balladur en novembre 1994, les Comoriens des trois îles partent en Kwassa Kwassa pour joindre ''clandestinement'' leurs familles, priant de ne pas rencontrer les vedettes rapides de la Police de l'air et des frontières ( la Paf), patrouillant la zone à leur recherche.

Douche froide

Plus de 4000 personnes périront dans le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte. Leurs embarcations de fortune couleront mystérieusement jusqu'au dernier en date dont une commission française de la déontologie et de la sécurité a révélé les causes dramatiques de la collision qui a provoqué le drame. Mayotte reprendra, selon les conclusions des dernières réunions, le quota de 200 personnes expulsées par semaine qui a été fixé par le gouvernement français.

La décision prise par le président Sambi de stopper ces expulsions humiliantes, avait redonné espoir aux Comoriens qui croyaient enfin à une volonté politique d'aborder la question de Mayotte dans sa globalité.

Le communiqué du ministère des Relations extérieures déçoit. D'abord parce que les discussions ont été recadrées, pour que le litige territorial qui oppose les Comores et la France sur Mayotte ne soit pas au menu. ''Les discussions ouvertes, indique le communiqué du Mirex, entre la France et l'Union des Comores souhaitée par les deux présidents le 28 septembre 2007 à Paris, en vue de la reprise effective de notre coopération, notamment la mise en ½uvre du document cadre de partenariat et la question de la libre circulation des biens et des personnes''. Une douche froide. La mission conjointe Elysée-Quai d'Orsay a entamé des discussions qui touchent aux préoccupations de la France : celles de continuer à renvoyer les comoriens de Mayotte en accordant, en contrepartie, des facilités d'obtention de visa Schengen. Dans les coulisses, on sort des arguments ridicules d'une menace de ''rupture des négociations avec le Fmi'', jusqu'ici parrainées par la France, ou ''une dénonciation des accords monétaire''.

La contrepartie française? Elle va consentir à ''faciliter la délivrance pour Mayotte de visas de circulation pour les hauts fonctionnaires comoriens, pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service bénéficiant de la même facilité pour l'espace Schengen, ainsi que pour les hommes d'affaires et les artistes''. Et comme le ridicule ne tue pas, la délégation française s'engage à faciliter ''l'octroi de visas de court séjour pour les participants à des événements culturels, sportifs et religieux (mariages et enterrements)'' et ''la délivrance de visas de travail pour tout travailleur comorien titulaire d'un contrat de travail visé par la Dtefp''.

De la France, les Comores obtiendront l'engagement de tenir ultérieurement une autre réunion pour ''étudier les modalités pratiques devant lever toutes les contraintes à la libre circulation des biens et des personnes entre les îles s½urs de l'archipel des Comores''. Ce Groupe de Travail étudiera ''des questions relatives au regroupement familial (Couples Mixtes et Dossiers traités par l'Anaem), aux visites familiales, et aux travailleurs saisonniers''. Dans ce communiqué, pas un mot de regret sur les milliers de Comoriens qui périssent en mer, pas un mot sur les conditions de détention inhumaines à Mayotte au centre de rétention ou à la prison de Majicavo, pas un mot sur le dernier rapport français qui conclut à une responsabilité de la Police des frontières sur la collision avec un Kwassa et qui a entraîné dans le fond des mers mahoraises, femmes et enfants.

En agissant de la sorte, les responsables politiques en charge de ce dossier violent la constitution. Ni plus, ni moins.

Ahmed Ali Amir

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# Posted on Thursday, 08 May 2008 at 8:25 PM