Moroni, mercredi 14 mai 2008 (HZK-Presse) – La délégation française attendue ce jeudi après-midi à Moroni ne semble pas être la bienvenue. C'est, du moins, ce qu'ont indiqué les députés comoriens réunis en assemblée générale mercredi après-midi au Palais de Hamramba.
La délégation qui sera composée de Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer – « aux Colonies », diront les députés Assoumani Y. Mondoha et Saïd Ali Kemal – et son collègue de la Coopération, Alain Joyandet, sera arrivée en milieu d'après-midi à un quart d'heure d'intervalle, l'un et l'autre en provenance respectivement de Maoré et Dar-Es-Salaam.
Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion, les députés ont exprimé les raisons de leur opposition à l'arrivée de cette délégation. Pour eux, le refus des autorités françaises à reconnaître l'intégrité territoriale des Comores et la levée par les autorités comoriennes de la mesure permettant, dès début mai, à la France d'expulser les Comoriens dits « clandestins » de Mayotte vers les autres îles « a renforcé la position du gouvernement français ». Aussi les députés demandent-ils au gouvernement comorien de revenir sur cette décision qui, à leurs yeux, constitue une capitulation vis-à-vis de la France au sujet de Mayotte.
« L'arrivée d'une délégation française... n'est pas opportune et constitue une provocation pour notre peuple, surtout lorsqu'elle comprend en son sein le ministre des Colonies, Yves Jego, qui ne cesse de tenir des propos désobligeants contre notre peuple et sa revendication légitime sur Mayotte », ont écrit les députés.
Rappelant la mission de Rémi Maréchaux, conseiller du président français Nicolas Sarkozy, et d'Alain Moro, haut fonctionnaire du Quai d'Orsay à la mi-avril, les députés ont estimé qu'il s'agit d'une mission de trop. A leur avis, elle « constitue aussi une concession de plus des autorités gouvernementales des Comores à la politique et au programme coloniaux du gouvernement français à Mayotte », qui projette de faire de Mayotte un département français en avril-mai 2009, « en échange d'une convention de financement de projets..., d'une aide budgétaire pour éponger les arriérés de salaires des fonctionnaires comoriens et l'octroi de visas français pour V.I.P se rendant à Mayotte ».
Les élus du palais de Hamramba accusent même le gouvernement central d'avoir commis « un acte de haute trahison nationale dont les commanditaires devront répondre devant la justice du peuple comorien », recommandant « aux autorités gouvernementales comoriennes de ne pas recevoir cette délégation ».
Les députés ont informé « l'opinion publique, nationale et internationale, du vote prochain d'une résolution suivie d'actions contre le projet du gouvernement français d'organiser un référendum à Mayotte pour la départementalisation » de Mayotte.
Accusant le pouvoir en place de faire preuve de « légèretés et d'insouciance dans les négociations des conventions... avec la France », le parlement lui reproche aussi de brader l'intégrité du pays et sa souveraineté... Mayotte, appelant tous « à une implication active contre la départementalisation de Mayotte et contre l'occupation illégale de cette partie ... par la France ».
Les élus comoriens ont conclu par informer l'opinion de la « série de manifestations contre l'arrivée à Moroni » de la délégation française dès ce jeudi et « contre les décisions de renonciation de [la] souveraineté nationale par le gouvernement comorien ».
La délégation qui sera composée de Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer – « aux Colonies », diront les députés Assoumani Y. Mondoha et Saïd Ali Kemal – et son collègue de la Coopération, Alain Joyandet, sera arrivée en milieu d'après-midi à un quart d'heure d'intervalle, l'un et l'autre en provenance respectivement de Maoré et Dar-Es-Salaam.
Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion, les députés ont exprimé les raisons de leur opposition à l'arrivée de cette délégation. Pour eux, le refus des autorités françaises à reconnaître l'intégrité territoriale des Comores et la levée par les autorités comoriennes de la mesure permettant, dès début mai, à la France d'expulser les Comoriens dits « clandestins » de Mayotte vers les autres îles « a renforcé la position du gouvernement français ». Aussi les députés demandent-ils au gouvernement comorien de revenir sur cette décision qui, à leurs yeux, constitue une capitulation vis-à-vis de la France au sujet de Mayotte.
« L'arrivée d'une délégation française... n'est pas opportune et constitue une provocation pour notre peuple, surtout lorsqu'elle comprend en son sein le ministre des Colonies, Yves Jego, qui ne cesse de tenir des propos désobligeants contre notre peuple et sa revendication légitime sur Mayotte », ont écrit les députés.
Rappelant la mission de Rémi Maréchaux, conseiller du président français Nicolas Sarkozy, et d'Alain Moro, haut fonctionnaire du Quai d'Orsay à la mi-avril, les députés ont estimé qu'il s'agit d'une mission de trop. A leur avis, elle « constitue aussi une concession de plus des autorités gouvernementales des Comores à la politique et au programme coloniaux du gouvernement français à Mayotte », qui projette de faire de Mayotte un département français en avril-mai 2009, « en échange d'une convention de financement de projets..., d'une aide budgétaire pour éponger les arriérés de salaires des fonctionnaires comoriens et l'octroi de visas français pour V.I.P se rendant à Mayotte ».
Les élus du palais de Hamramba accusent même le gouvernement central d'avoir commis « un acte de haute trahison nationale dont les commanditaires devront répondre devant la justice du peuple comorien », recommandant « aux autorités gouvernementales comoriennes de ne pas recevoir cette délégation ».
Les députés ont informé « l'opinion publique, nationale et internationale, du vote prochain d'une résolution suivie d'actions contre le projet du gouvernement français d'organiser un référendum à Mayotte pour la départementalisation » de Mayotte.
Accusant le pouvoir en place de faire preuve de « légèretés et d'insouciance dans les négociations des conventions... avec la France », le parlement lui reproche aussi de brader l'intégrité du pays et sa souveraineté... Mayotte, appelant tous « à une implication active contre la départementalisation de Mayotte et contre l'occupation illégale de cette partie ... par la France ».
Les élus comoriens ont conclu par informer l'opinion de la « série de manifestations contre l'arrivée à Moroni » de la délégation française dès ce jeudi et « contre les décisions de renonciation de [la] souveraineté nationale par le gouvernement comorien ».
Mohamed Hassani
140508/mh/hzkpresse/17h00