Comores / Diplomatie: Fin d'une mission internationale d'évaluation de la situation politique comorienne

Moroni, dimanche 18 mai 2008 (HZK-Presse) – Une mission conjointe du Système des Nations Unies, de l'Union Africaine, de la Ligue des Etats arabes, de l'Union Européenne, de la Commission de l'Océan Indien (COI) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui a séjourné à Moroni depuis le 14 mai dernier, a procédé à une évaluation de la situation politique aux Comores au lendemain de la chute du colonel Mohamed Bacar, chef du pouvoir séparatiste anjouanais, en mars dernier.

Au terme de cette mission, et à l'issue d'une audience accordée à la délégation par le chef de l'Etat comorien, ce dimanche, le chef de la « division de la gestion des conflits » au sein de l'Union Africaine, El Ghassim Wane, a déclaré à la presse toute sa satisfaction de constater une évolution positive du processus politique aux Comores.

« Notre délégation est heureuse de constater que le processus électoral à Anjouan évolue de manière positive », a dit M. Wane, indiquant avoir rencontré les acteurs comoriens concernés par le dossier avant de dire sa satisfaction de la chute du colonel Bacar « qui a eu l'appui de l'Union Africaine ».

« Nous nous réjouissons du rétablissement de l'ordre à Anjouan et du processus électoral en cours dans l'île », a dit le haut fonctionnaire de l'Union Africaine sortant d'une audience avec le président Sambi.

Le chef de la division de gestion des conflits de l'UA a précisé que la délégation dont il faisait partie s'est fait sur place « une meilleure idée de l'accompagnement qui doit être celui de la communauté internationale pour les Comores » en cette période post-conflit.

Il faut noter qu'outre l'Union Africaine, cette délégation était composée de représentants des Nations Unies, de l'Organisation internationale de la Francophonie, de la Ligue des Etats Arabes et des représentants de la Commission de l'Océan indien.

Le ministre mozambicain, Francisco C. Madeira, envoyé spécial du président de la Commission de l'UA, accompagnait, naturellement, cette délégation qui est repartie, hier, en début d'après-midi aussitôt terminée sa rencontre avec le chef de l'Etat au cours de laquelle, croyons-nous savoir, elle devait faire le compte rendu de sa mission.

M. Hassani
180508/mh/hzkpresse/16h00
# Posted on Tuesday, 20 May 2008 at 9:56 AM

La Chine soutient Moroni sur la question de Mayotte

"La Chine soutient le gouvernement comorien dans ses efforts de réunification du pays", a déclaré Tao Weiguang, ambassadeur de la République populaire de Chine aux Comores, au cours d'une conférence de presse, lundi 19 mai à Moroni, à la fin de la visite de 72 heures à Moroni du vice-ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng.

Le diplomate chinois a rappelé que son pays fut le premier à reconnaître l'indépendance des Comores en 1975, le premier également à nouer des relations diplomatiques et à ouvrir une ambassade à Moroni. "Beijing soutient les Comores pour le règlement de la question de Mayotte", a dit M. Weiguang. "Réciproquement", a-t-il souligné, "Moroni soutient l'appartenance de Taïwan et du Tibet à la Chine. Ce sont des problèmes identiques ; nous en avons la même position".

De son côté, le ministre Gao Hucheng s'est dit sensible à la sympathie du gouvernement comorien à la suite de la catastrophe naturelle qui a endeuillé son pays, frappé par un tremblement de terre dans le Sichuan (sud-ouest) ayant fait près de 50.000 morts.

Rappelant l'excellence des relations entre les deux pays, le ministre chinois a révélé que "le nombre de boursiers comoriens à des études universitaires en Chine a doublé par rapport à ce qu'il était il y a trois ans", précisant l'aide de son pays au renforcement des compétences des cadres comoriens de l'administration. "Soixante fonctionnaires comoriens ont bénéficié de formation de perfectionnement et dix officiers de l'armée ont été formés en Chine", a jouté M. Hucheng.

"Nous continuerons à apporter notre soutien aux Comores dans le développement socio-économique", a assuré l'officiel chinois, annonçant la mise en place d'une école d'agriculture et l'exécution d'un programme pour mettre fin aux difficultés en eau de la capitale. "Dès la fin du mois", a-t-il indiqué, "le matériel de réhabilitation du réseau d'eau de Moroni sera expédié".
(Panapress)

[ Dash a comment ] [ No comments ]
# Posted on Tuesday, 20 May 2008 at 9:39 AM

L'INTÉGRITÉ TERRITORIALE DES COMORES N'EST NI NÉGOCIABLE NI MONNAYABLE //

SAMBI ET SES AMIS ONT TRAHI LA NATION COMORIENNE

«Les comoriens ont les mêmes droits, les mêmes libertés et les mêmes obligations dans n'importe quelle partie du territoire. Aucune autorité ne pourra adopter des mesures qui, directement ou indirectement, entraverait la liberté de circulation et d'établissement des personnes, ainsi que la liberté de circulation des biens sur tout le territoire de l'Union». Ce sont les dispositions de l'article 7, alinéa 3 de notre constitution. Considérant au titre de l'article 1er de notre loi fondamentale que l'Union des Comores est composée des 4 îles de Mwali, Ngazidja, Maoré et de Ndzouwani, il en résulte que la décision prise par nos dirigeants d'accepter le dictat français, est illégale. Juridiquement, ce constat ne souffre d'aucune contestation.
Haute trahison, capitulation, soumission au joug colonial français, voilà ce que le Président SAMBI, son ami DJAFFAR, le ministre des affaires étrangères et DOSSAR, son directeur de cabinet ont choisi. Nul doute que l'histoire les jugera un jour car, aucun gouvernement de notre pays n'a été aussi loin dans la compromission. En échange de visas pour leur familles et d'un chèque en euros, nos dirigeants ont accepté de céder définitivement, l'île de MAYOTTE à la France. Ils ont décidé de parader ainsi, l'intégrité du territoire national. Au passage, ils ont piétiné la constitution de notre pays et ont fait fi, de toutes les règles qui doivent régir un pays démocratique. Comment trois individus peuvent-ils au mépris des règles établies, décider du sort de toute une nation ?
Finalement, Comme disent les grands politologues, les nations ont les dirigeants qu'ils méritent. A ce titre, il faut avouer que les comoriens découvrent peu à peu le vrai visage de celui qu'ils avaient pris pour le messie, le sauveur, je dirais même le prophète qui a été envoyé par Dieu sur la terre comorienne pour sortir le peuple meurtri, de la misère et surtout, pour lui rendre une dignité longtemps bafouée. En l'espace d'un mois, tous ces espoirs ont été anéantis car, «la bande des 3», une association d'apprentis sorciers qui n'a ni stratégie, ni vision lointaine de la chose politique a décidé pour nous. C'est de la politique à la petite semaine, de l'improvisation, de l'amateurisme pur et simple.
Après avoir affirmé avec force et détermination, l'appartenance de MAYOTTE à l'ensemble comorien et réitéré son refus d'accepter l'expulsion des soi-disant «clandestins» en provenance de cette île, le Président SAMBI vient lamentablement de capituler. Cela est non seulement indigne d'un personnage de son rang mais, plus grave encore, contraire à la constitution de notre pays. Quoi qu'on veuille nous faire admettre, la politique menée actuellement par SAMBI et ses amis, entérine et légitime l'occupation illégale de l'île de MAYOTTE par la France. Cela est tout simplement inacceptable car, l'intégrité de notre territoire dans ses frontières naturelles, n'est pas monnayable.
POURQUOI SAMBI A T-IL CEDE AUX EXIGENCES FRANCAISES ?
Il faut reconnaître qu'il n y a jamais eu de dialogue sincère puisque l'Etat français a imposé des conditions préalables à toute discussion. De plus, la plus grande opacité a entouré les pourparlers. Il en est résulté un déficit d'informations qui n'est pas très respectueux de la démocratie et qui dissimule bien de combines. En tout cas, il a fallu que les Comores acceptent d'abord de récupérer leurs «clandos». Excusez le terme mais c'est ainsi qu'on nomme nos concitoyens résidant à Mayotte. Comme une baudruche et malgré les effets de manches, notre gouvernement s'est minablement dégonglé. Quelles sont les garanties accordées à la partie comorienne ? Malheureusement, elles ne sont pas substantielles car, les multiples contentieux qui nous opposent à la France sont loin d'être réglés. Par contre, une chose est sûre, SAMBI a signé l'acte de vente de Mayotte à la France et BACAR ne sera jamais extradé aux Comores. En outre, les millions d'euros détournés au préjudice du trésor anjouanais et placés par BACAR dans les banques françaises ne seront peut être jamais restitués. Selon les résultats partiels des enquêtes diligentées à Anjouan, les sommes détournées dépassent de loin, l'aide financière promise pour payer les arriérés des fonctionnaires.
Certes, les Comores sont un pays pauvre qui a besoin de ressources diverses et de financement pour amorcer le développement. Pour autant, cette nécessité devrait-elle justifier la compromission grave dont le Président SAMBI vient de se rendre coupable ? Je n'en suis pas convaincu.
Incapables d'apporter des solutions pérennes aux multiples problèmes auxquels, les comoriens sont confrontés, nos dirigeants ont décidé à mi-mandat, de céder à la solution de facilité : Un chèque et une hypothétique coopération régionale qui, depuis son instauration, peine encore à porter des résultats. C'est un leurre, un véritable marché de dupe. En substance, comme disait le Général De Gaulle, «la France n'a pas d'amis, elle a des intérêts». Même si M. JEGO, secrétaire d'Etat français aux affaires coloniales n'a pas voulu dévoiler le fond de sa pensée, il faut que nos concitoyens sachent que le projet de construction d'une maternité à Anjouan n'est pas gratuit. Il s'intègre dans cette conception idéologique de la droite française, qui vise à établir spécialement et insidieusement pour Mayotte, le droit du sang. Autrement dit, les autorités françaises ne souhaitent plus que des femmes comoriennes viennent accoucher à Mayotte de peur que leurs futures progénitures puissent un jour, prétendre à leur droit à la nationalité française. Cela, SAMBI et son gouvernement ne l'ont pas encore compris.
QUE FAIRE DEVANT LE DICTAT QUE SAMBI ET SES AMIS NOUS IMPOSENT ?
La position adoptée par l'assemblée de l'Union est la seule, porteuse d'espoir car, elle s'appuie avant tout, sur le droit et donc, sur la légalité. Nous osons espérer qu'elle ne se résumera pas à de simples gesticulations et que nos députés iront jusqu'au bout de leur logique. En effet, dans un pays démocratique, l'initiative des lois appartient concurremment à l'assemblée et au gouvernement. Il revient donc aux représentants du peuple de faire comprendre au gouvernement que le processus amorcé de démanteler l'unité de l'archipel n'est pas conforme à la règle. Par ailleurs, ils ont pleinement, la faculté de voter une loi qui interdit l'expulsion des comoriens résidant à Mayotte. Enfin, ils doivent surtout signifier au pouvoir exécutif que pour être conforme à la norme, le futur traité bilatéral que l'ancienne puissance colonisatrice compte signer avec les Comores, doit obligatoirement être soumis à l'examen et à l'approbation de l'organe législatif à savoir, l'assemblée de l'Union. Devant le refus catégorique de SAMBI d'écouter la voix du peuple et de se conformer à la loi, cette démarche nous semble la mieux adaptée.
Parallèlement, toutes les femmes et les hommes soucieux du devenir et surtout de la dignité du peuple comorien, doivent rester mobilisés et ne jamais baisser la garde. SAMBI finira un jour par comprendre que rien ne pourra être durablement bâti sans l'adhésion pleine et entière de la communauté nationale. Il comprendra surtout le caractère perfide du pacte conclu avec la France qui, pendant 30 années de néocolonialisme et de coups d'état a été à l'origine de la déstabilisation de notre pays.
Enfin, nous devons penser au RWANDA qui est sans doute une nation pauvre mais qui a su administrer au monde entier, une grande leçon de morale politique. En effet, devant le refus de la France de reconnaître sa responsabilité dans les crimes commis pendant le génocide, ce petit pays africain a décidé de mettre fin aux relations diplomatiques avec l'empire français. Pour les autorités de ce pays, il s'agissait d'une question de principe et de dignité. Kayiri mhogo wa gnongo hari mwa ouhourou, raha namkatré wa samouli hari mwa ouroumwa. A méditer !
A PARIS, LE 19/05/2008/ AHMED- Tribune
[ Dash a comment ] [ No comments ]
# Posted on Monday, 19 May 2008 at 4:25 PM

Sarkozy à Mayotte en 2009 pour signer un traité bilatéral avec les Comores

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a annoncé vendredi, au terme de son déplacement à Mayotte, que le président Nicolas Sarkozy se rendrait sur l'île début 2009 pour signer un nouveau traité bilatéral entre l'île française de Mayotte et les Comores.

M. Jégo, qui a quitté Mayotte vendredi après-midi pour Paris, a expliqué auparavant, lors d'une conférence de presse, qu'un groupe de travail avait été formé pour définir les orientations du nouveau traité.

Selon Yves Jégo, le traité doit faire en sorte que "les questions de circulation des personnes trouvent de nouveaux débouchés et qu'on mette fin à cette pression migratoire qui fait que non seulement les Comoriens ne peuvent plus venir aussi facilement qu'ils le souhaiteraient à Mayotte, mais que nous avons, nous Français, les plus grandes difficultés à renvoyer vers les Comores ceux qui ne respectent pas les lois de l'immigration".

Le secrétaire d'état à l'Outre-mer a ajouté que ce nouveau traité comprendra un accord global sur la circulation des personnes et des biens, les questions de coopérations entre les services judiciaires et les polices aux frontières des deux parties.

"Nous sommes pour la libre circulation mais pas pour le libre stationnement, l'objectif de l'état est de faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation de demeurer sur le territoire de Mayotte n'y demeurent pas et ceux qui ont vocation à y demeurer le fassent avec des papiers réguliers", selon Yves Jégo.

L'un des prédecesseurs de M. Jégo, François Baroin, avait émis l'idée d'une remise en cause du droit du sol pour combatre l'immigration clandestine.

"Une remise en cause du droit du sol à Mayotte ne nous garantit pas à coup sûr qu'elle va interrompre l'immigration sinon on l'aurait fait depuis longtemps, c'est une disposition qu'il faut garder à l'esprit mais qui n'est pas un préalable", a précisé Yves Jégo.

Jeune Afrique
[ Dash a comment ] [ No comments ]
# Posted on Monday, 19 May 2008 at 9:40 AM

Délégation française à Moroni :A. Joyandet affirme avoir “des propositions concrètes”

La France souhaite relancer la coopération avec l'Union des Comores, a laissé entendre hier à sa descente d'avion le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet arrivé à Moroni avec son collègue Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. ''Nous sommes prêts à reprendre la coopération à Anjouan qui avait été suspendue en 2007 à la demande des autorités de l'Union des Comores'', a-t-il dit aux journalistes à l'aéroport, affirmant disposer d'un ''certain nombre de moyens que je vais proposer au président et si les autorités de l'Union des Comores le souhaitent, très vite, les choses peuvent être mises en place''

La France souhaite relancer la coopération avec l'Union des Comores, a laissé entendre hier à sa descente d'avion le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet arrivé à Moroni avec son collègue Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.

''Nous sommes prêts à reprendre la coopération à Anjouan qui avait été suspendue en 2007 à la demande des autorités de l'Union des Comores'', a-t-il dit aux journalistes à l'aéroport, affirmant disposer d'un ''certain nombre de moyens que je vais proposer au président et si les autorités de l'Union des Comores le souhaitent, très vite, les choses peuvent être mises en place''.

''Nous venons dans un esprit très constructif'', a poursuivi le responsable français, ''nous venons avec des propositions concrètes de coopération''.

Il a, par ailleurs, admis que ''la question de Mayotte est au centre des discussions. La question de savoir comment organiser mieux la relation entre Mayotte et l'Union des Comores pour que ces relations soient plus positives en termes de circulation des personnes, de circulation des biens (...) autant de choses qui doivent favoriser le développement économique de l'Union des Comores'', a-t-il encore dit. Joyandet a signé hier soir deux conventions post-conflit pour normaliser la situation à Anjouan d'un montant total de 1.135.000 euros.

Un premier volet de cette aide servira à payer les arriérés de salaire des fonctionnaires anjouanais et la seconde, à financer l'administration de l'île par l'achat de mobiliers de bureau et de renforcement du parc informatique. Cette délégation française fait suite à une autre mission conduite par Remi maréchaux, conseiller à l'Elysée, qui avait séjourné à Moroni à la mi-avril.

Rappelons que tôt dans la matinée d'hier, des députés comoriens avaient manifesté à Moroni pour protester contre la venue du secrétaire d'Etat français à l'Outre mer.

Partis du siège du parlement de l'Union des Comores, les députés, dont le président de l'Assemblée de l'Union, Said Dhoifir Bounou, ont défilé dans les rues de la capitale comorienne jusqu'à la place de l'Indépendance en brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire “Non à la visite du ministre français des Colonies” ou encore “Non à l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte”.

Ali Moindjié- Al-watwan


[ Dash a comment ] [ No comments ]
# Posted on Monday, 19 May 2008 at 9:29 AM