Solidarité des Comores à la Chine après le séisme du Sichuan

Solidarité des Comores à la Chine après le séisme du Sichuan
Le ministre des Relations extérieures des Comores, Ahmed Ben Saïd Jaffar, a déclaré à la PANA lundi en début de soirée, après le séisme qui a secoué le sud-ouest de la Chine, sa "profonde émotion et celle du gouvernement comorien et renouvelle sa solidarité au peuple chinois ami, dans cette terrible épreuve".

Le chef de la diplomatie comorienne, ému face à cette catastrophe naturelle, s'est dit "confiant quant au génie du peuple chinois pour surmonter cette épreuve qui intervient à trois mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, en août prochain".

Un séisme d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter, a secoué lundi le sud-ouest de la Chine, précisément dans la province du Sichuan où un premier bilan encore provisoire fait état de plus de 8.000 morts et 10.000 blessés, selon l'agence Chine nouvelle.

(Panapress)
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# Posted on Tuesday, 13 May 2008 at 9:13 PM

CINQ CANDIDATS POUR LA PROCHAINE ELECTION PRESIDENTIELLE A ANJOUAN

Les Anjouanais se rendront aux urnes les 15 et 29 juin prochains pour élire le nouveau président de l'île après la chute du colonel Mohamed Bacar, chassé du pouvoir à l'issue d'une opération militaire conjointement menée par l'armée comorienne et des forces de l'Union Africaine.
Pour le premier tour, la campagne débute le 30 mai pour s'achever le 13 juin tandis que les candidas admis au second tour disposeront de 9 jours, à compter du 18 juin, pour battre campagne.
Cinq candidats sont en lice : Mohamed Djanfari, ancien vice-président de l'assemblée nationale ; Moussa Toybou, ex-ministre sous le régime Djohar ; Bacar Abdou, député à l'assemblée de l'île d'Anjouan ; Bastoine Soulaimane, magistrat de formation et ancien président de la Cour d'appel à Anjouan et Soundi Abdoulatuf, retraité de l'armée française.
Le présidant sortant, le colonel Mohamed Bacar, aujourd'hui sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement comorien, a été disqualifié par la Cour constitutionnelle.
M. Bacar a dirigé l'île d'Anjouan entre 2002 et 2008. Il s'était toujours rebellé contre l'Etat central, à Moroni, et décida, en mai 2007, de passer outre le décret du président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, portant report de l'élection présidentielle à une date ultérieure.
Il fit organiser un scrutin qualifié de « mascarade d'élection », à l'issue de laquelle il se proclama président d'Anjouan. La médiation de la communauté internationale pour l'organisation d'un autre scrutin sur l'île, ne changea rien à la position de Bacar, jusqu'à l'intervention armée de mars dernier qui le fit partir du pouvoir.
Source : www.malango-mayotte.com
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# Posted on Tuesday, 13 May 2008 at 8:41 PM

Election présidentielle d'Anjouan: La CENI entre dans sa phase active

Election présidentielle d'Anjouan: La CENI entre dans sa phase active
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) des Comores va enfin se consacrer à l'organisation du scrutin présidentiel de juin prochain, à présent qu'elle dispose d'un siège et que les premiers financements sont effectifs, a assuré mardi à la PANA son président Ali Said (photo).
"La situation se débloque avec un premier apport financier décaissé par le PNUD qui nous a permis de nous installer et nous mettre au travail", a dit M. Said.
Le président de la CENI est confiant de l'issue du processus électoral après la convocation du corps électoral pour les 15 et 29 juin prochains.
"Le décret du président (portant convocation du corps électoral) prouve la volonté du gouvernement à la tenue à bonne date de cette élection", a déclaré M. Said, ajoutant: "le décret du président vaut un engagement de sa part".
Le ministre de l'Information et de la Communication chargé des Relations avec le Parlement et du Dossier électoral, Madi Ali, a déjà rappelé la "volonté du gouvernement à faire organiser cette élection dans de bonnes conditions aux dates retenues".
Interrogé sur une éventuelle candidature du président déchu d'Anjouan Mohamed Bacar réfugié dans l'île française voisine de La Réunion, le ministre en charge des élections s'est dit incompétent pour répondre à la question.
"Adressez-vous à la Cour constitutionnelle, la seule capable de valider ou d'invalider les candidatures", a-t-il lancé sèchement.
Moroni - 13/05/2008 Panapress
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# Posted on Tuesday, 13 May 2008 at 8:29 PM

Election présidentielle d'Anjouan :Tout est bloqué faute de financement...

Comores / Politique & institutions
Moroni, mardi 13 mai 2008 (HZK-Presse) – La commission électorale ressemble à une armée envoyée au front sans munition. Face à l'ennemie qui s'approche, elle attend désespérément du renfort. Depuis 2 jours, on connaît les dates des premier et second tour des élections présidentielle anjouanaises. Le président de la république a publié un décret portant invitation du corps électoral le 15 et 29 juin prochain pour l'élection du chef de l'exécutif d'Anjouan.

La commission électorale nationale indépendante (CENI) estime son budget prévisionnel à quelques 300 millions pour l'organisation du scrutin. Mais ironie du sort, on ne connaît pas qui va financer le scrutin.

« Jusqu'à présent aucun des partenaires traditionnels qui financent les élections ne s'est manifesté. Les préparatifs sont pour l'instant bloqués car il n'y a pas de fonds disponibles pour assurer le fonctionnement quotidien de la commission. Mais je suis optimiste car si le président de la république a signé et publié le décret convoquant les électeurs, c'est parce que les moyens existent... », martèle Ali Saïd, président de la CENI.


Pour l'instant les pays comme la France et des organisations comme la ligue des Etats arabes ne sont pas manifestés alors que leurs contributions lors des dernières élections étaient significatives. Le gouvernement comorien non plus n'a toujours pas annoncé son apport, encore moins son décaissement.

Or, l'organe chargé de l'organisation des élections soutient que « si rien n'est fait d'ici une semaine, la commission électorale sera dans l'obligation de tout chambouler. Le chronogramme des élections sera tout simplement changé ».

Une autre question qui n'est pas totalement liée au financement, la commission insulaire est sans domicile fixe. Cet organe est toujours à la recherche d'un siège à Anjouan, pour pouvoir enfin commencer ses activités quelques jours après sa prestation de serment. Sans local, cette commission va devoir aussi rechercher d'autres matériels électoraux car il ne resterait presque rien des dernières élections.

« Tous le matériel est dérobé. A l'exception de quelques urnes et isoloirs, on va devoir tout refaire à Anjouan. Il va falloir acheminer du nouveau matériel depuis Moroni pour organiser ces élections », lance Ali Said, le patron de la commission électorale.

La CENI se trouve aussi confrontée à des difficultés institutionnelles. Certains préparatifs, notamment la commande des bulletins, sont suspendus faute d'une liste définitive des candidats, qui doit être arrêtée par la Cour constitutionnelle.

« On ne peut rien faire sans connaître le nombre et les noms des candidats retenus. Comme ce n'est pas à nous de déterminer qui est candidat ou qui ne l'est pas, on attend toujours la décision de la cour constitutionnelle. Il faut par exemple qu'on sache si Bacar est candidat où pas », s'interroge le président de la CENI.

Peut être tout va se déclencher dans le courant de la semaine, car « l'arrêt sur la liste définitive des candidats sera rendu et publié probablement le mercredi prochain », a-t-on appris de source proche de la haute juridiction, suite à des recours en disqualification de la candidature de l'ex-chef de l'exécutif de l'île qui s'est enfui à La Réunion depuis qu'il a été déchu du pouvoir le 25 mars dernier.

Il semble par ailleurs qu'une procédure judiciaire est envisagée actuellement pour juger par défaut l'ex-chef rebelle, au tribunal de Moroni, ce qui pourrait contribuer à justifier juridiquement la disqualification de sa candidature à l'élection présidentielle d'Anjouan de juin prochain.

La commission n'a pas encore commencé le travail de terrain pourtant, elle a le feu derrière elle. Parmi les actions qu'elle doit mener de toute urgence dans l'île figure le recyclage des membres de la commission électorale insulaire dont la plupart n'avaient participé à aucune commission électorale.


Ahmed Abdallah

130508/aa/hzkpresse/6h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Site web : www.hzk-presse.com
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# Posted on Tuesday, 13 May 2008 at 9:37 AM

Contre l'impunité, il ne suffit pas de brailler

A son arrivée au pouvoir, Ahmed Abdallah Sambi avait fait de la question de la lutte contre l'impunité un sacerdoce. La corruption, en pôle position, devait être sanctionnée. Tous en prison ! Les voleurs de biens publics, les trafiquants d'influences et les complices sans nom. Il y eut quelques coups d'éclats, des rapports d'audits, puis pffuit !!! plus rien. Ah ! Si... Les procès de quelques "caciques" du pouvoir Azali pour donner l'exemple. Et puis plus rien ! L'écran noir ! Nul ne sait si les affaires continuent à être instruites en justice. Personne ne peut dire si l'Etat a eu gain de cause au-delà du procès politique de tel ou tel accusé ! Et surtout rien ne dit si le citoyen pourra désormais s'attaquer à la machine corruptrice sans y perdre son latin ! Car il y avait bien un enjeu dans cette idée d'une justice plus juste, plus équitable, plus encline à défendre le bien commun. Il s'agissait de montrer au peuple comorien que la mémoire courte n'encourage pas à la paix des consciences et que mettre fin à l'impunité n'est pas seulement un acte de bravoure en période de marketing politique. Au contraire, "sanctionner" signifiait l'avènement d'un "Etat de droit", chose que le Comorien n'a que très peu vécu depuis l'indépendance.
Dans la foulée, on aurait voulu - "on", pronom malhonnête - que la société civile profite de cette occasion, se mette au travail le plus sérieusement possible, enquête sur le manque à gagner de l'Etat et du citoyen dans cette corruption généralisée, engage des procédures longues pour le citoyen mais nécessaires pour le devenir de la nation comorienne. Du temps du Colonel Azali, il y eut ce mouvement inédit de juges impertinents, qui pointèrent du doigt les affaires de corruption comme jamais auparavant on ne l'avait fait. Les citoyens n'ayant pas réagi à leur suite - ni manifestation ni récriminations d'aucune sorte - le pouvoir a vite fait de remettre de l'ordre dans les rangs. Sur les places publiques, "on" a alors préféré commenter les mésaventures de tel juge ou de tel ancien directeur de société publique au lieu d'agir en conséquence. Et les valeureux juges n'ont plus eu qu'à se dédire. C'est ce qu'on appelle une occasion manquée - un pouvoir qui entrouvre, malgré lui, une fenêtre de démocratie, et le peuple qui oublie de s'y engouffrer.
L'impunité repose en fait sur ce postulat. Tant qu'il n'y aura pas de citoyens assez résolus pour enquêter et monter des dossiers accablants et indiscutables contre ceux que la rumeur accuse habituellement sans pouvoir condamner, les innocents continueront à être confondus avec les "criminels". C'est là que la société civile devrait jouer son va-tout. Donner le sentiment qu'une justice est encore possible dans "le monde" qui est le nôtre. La corruption, sujet qui interpelle beaucoup l'opinion, était un bon début. Sévir en la matière est forcément exemplaire pour tous ceux qui en appellent à l'Etat de droit. Procéder à des investigations là où l'homme de la rue se contente de lâcher un gros soupir de déception, en se persuadant du bien-fondé de l'inégalité, est un exercice autrement plus inquiétant pour les ennemis de la nation comorienne. Mais nous avons manqué là une occasion de changer la donne ! Raté le rendez-vous des juges du Colonel Azali ! Tout comme on risque de rater le rendez-vous pris par Sambi contre l'impunité au lendemain de son intronisation ! Nous allons rater cette grande occasion de fonder une organisation citoyenne, à même de défendre nos droits devant les tribunaux. Contre la corruption généralisée. Contre l'irresponsabilité de nos élus. Contre la violence de ceux qui tiennent les armes et contre les exactions commises par nos hommes de pouvoir. Car nous préférons regarder ce qui se trame en "spectateurs" au lieu d'être pleinement acteurs obligeant la justice comorienne à sévir.
Sans doute existe-t-il des sujets complexes sur lesquels nous ne pourrons pas grand'chose. Savoir par exemple que le dossier Abdallah contre la bande à Denard était vide de pièces à convictions, à cause d'un Djohar qui a bien voulu se laisser manipuler par ses puissants protecteurs, n'était pas une information évidente à gérer pour nous, simples citoyens, au moment des assises du “corsaire de la République” à Paris. Mais prouver les crimes commis par le mercenariat dans le pays (tortures, disparus, intimidations, etc.) est chose encore possible pour cette société civile à laquelle nous participons tous de façon plus ou moins affirmée. Les témoins sont encore bien vivants et la justice aurait du pain sur la planche pour au moins une décennie, si on l'encourageait à s'y atteler. Peut-être qu'un simple citoyen n'osera ou ne saura pas porter plainte contre des crimes commis à l'époque des chiens de guerre, mais un collectif de citoyens peut avoir les moyens d'accompagner une telle procédure. Peut-être que la France n'aiderait pas à extrader un lieutenant Marques ou un sergent Daniel. Mais les complices de l'Etat mercenaire sont en si grand nombre dans ce pays qu'on ne s'ennuierait pas une seule seconde. Commençons par là ! Le citoyen saurait alors ce que signifie l'expression "Etat de droit". En ne confondant pas les bourreaux d'hier avec leurs victimes sur une place publique. Car voilà ce qu'on appelle une impunité aggravée. Quand les bourreaux viennent s'asseoir dans les mêmes harusi que leurs victimes, sans qu'on y trouve à redire.
En définitive, il est plus facile de s'attaquer à l'impunité de manière populiste et ordurière, avec des tracts et des hari hari ("on dit") qui ne feront jamais "jurisprudence". Prenons le cas de la France [du moins certains de ses représentants, pour être plus exact] devenue "maître ès impunité" aux Comores. Elle réussit -il est vrai- à accentuer le malaise entre ses propres citoyens en coopération et les Comoriens qui vivent à leurs côtés. Car elle prend cause souvent pour des faits indéfendables au nom de la démocratie. La dictature Abdallah, les soldats de fortune, les coups d'Etat, les assassinats de présidents, les leaders politiques au passé douteux, la corruption dans le service public, etc. Maintenant, il est clair que de le savoir n'est pas tout. Car là comme ailleurs, la société civile se contente de nourrir l'exaspération dans la rue sans se montrer capable d'engager les procédures nécessaires au règlement des situations ainsi listées. Dernièrement, le scénario "de toujours" s'est répété. "On" dit que l'ambassade de France à Moroni aurait armé Mohamed Bacar. Les autorités à Maore l'auraient ensuite aidé à fuir 1. Un vrai réquisitoire s'est constitué sur nos places publiques. Mais que font-ils, nos hommes de droit, politiques patentés, avocats autoproclamés du citoyen ? Sont-ils en train de faire l'inventaire des exactions du pouvoir Bacar de manière à pouvoir le juger ? Sont-ils en train de dresser un dossier à charge de manière à poursuivre, à défaut de faire confiance à leur propre justice, le dictateur devant une cour internationale 2 ?
Qui nous en empêche ? Encore faut-il que quelqu'un collecte les faits qui font de Bacar l'homme le plus dangereux du moment dans l'imaginaire politique de l'Archipel. Un travail qui n'appartient pas au seul Sambi. Un travail que notre société civile devra assumer, au lieu de continuer à faire brailler notre jeunesse inutilement dans les rues. Mieux! Les prétendus avocats de la nation comorienne trouvent localement que l'ambassadeur de France s'est comporté comme un poisson odieux en eaux troubles. S'ils en ont la preuve, pourquoi faut-il le clamer par tracts interposés, au lieu de fournir un rapport clair et précis sur ces agissements, de manière à pouvoir sommer sa hiérarchie à s'expliquer ?
L'impunité vient aussi de la manière dont le citoyen combat. S'il en reste au stade de l'exaspération et des combats de rue, il encourage l'adversaire à se fondre dans une forme d'anonymat absurde, où l'on ne peut plus désigner d'ennemi. "Ustaaranbu tsi mare marahafu" disait quelqu'un. Le temps est peut-être venu d'apprendre à instruire les dossiers. Se contenter de pousser les plus faibles dans la rue, en leur distribuant des tracts d'insultes fabriqués dans l'ombre des partis politiques défaits, n'est pas responsable. Qui veut punir sévit mais pas en se contentant de brailler. A défaut, le citoyen continuera à palabrer en spectateur de sa propre descente aux enfers.
Soeuf Elbadawi
EDITO du N° 72 de Kashkazi
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# Posted on Monday, 12 May 2008 at 4:38 PM

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